VOYAGE EN ALASKA 

06-26 AU 07-04

2007-06-26

Comme notre site n’est pas disponible pour aujourd’hui, nous louons le terrain voisin et décidons de nous rendre en ville avec le motorisé, Nous allons chez Wal-Mart et commandons, à partir d’un appareil électronique et de notre carte numérique, 120 photos qui seront prêtes dans une heure.  Nous en profitons pour faire un peu d’épicerie et dîner dans le motorisé et nous récupérons nos photos.

Rendus au centre d’information touristique, nous laissons le motorisé dans le stationnement et nous allons au Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO), ce centre a également une vocation touristique et le service est fourni en français.

Nous sommes accueillis par le directeur général de l’organisme, qui me demande mon nom et le lieu d’où nous venons, il me dit votre nom me dit quelque chose.  En réalité, il s’appelle Donald Violette et a déjà travaillé pour la CFP au Cap-de-la-Madeleine, il connaît Jean-Paul Couture, André Levasseur, Armand Dumont et André Bonenfant.  Il est ici depuis moins d’un an, avec son épouse.  Je peux brancher le portable de Denise, envoyer des messages et prendre note de mes courriels.  Il nous remet des épinglettes, des signets, des stylos et nous informe sur les points d’intérêt en ville.

Nous visitons l’assemblée législative et le musée situé à proximité.  Par la suite, nous visitons la vieille ville, ça ressemble un peu à Flin Flon, nous faisons le tour d’une île avec ses rues étroites et ses sens uniques, c’est un peu plus compliqué de circuler avec le motorisé, nous devons même reculer dans une autre rue, à une intersection, car c’est un sens unique et nous sommes dans un cul-de-sac.

Nous arrivons au camping et nous soupons vers 19 h 30, encore une belle journée de passée. (22 Km) (cum. 7096 Km)

2007-06-27

Nous reprenons la route en direction de Fort Providence, il y a encore beaucoup de bisons le long de la route. L'arrivée a lieu en après-midi au Fort Providence Territorial Park.  En  entrant dans le parc, il y a une boîte d’auto-inscription pour le camping et elle ne contient aucun document pour l’inscription, nous choisissons un emplacement qui fait notre affaire, le camping est désert, à part un campement amérindien. 

La GRC a apposé des affiches indiquant qu’un groupe de voleurs rôde dans les environs et sur le camping, elle recommande la prudence.  Nous ne sommes pas trop rassurés et le responsable du parc vient chercher le montant du camping. Finalement, la nuit est calme et rien de fâcheux ne survient, même si un véhicule passe à 5 ou 6 reprises pendant la soirée. (322 Km) (cum. 7418 Km)

2007-06-28

Nous embarquons sur le traversier en matinée et nous empruntons le Liard Highway, en direction de Fort Simpson.  Nous roulons sur une route de gravelle pendant 250 Km et sur une route asphaltée pendant 60 Km en direction de Fort Simpson.Sur la route de gravier, tout se passe bien et le Southwind se comporte bien et il faut faire attention aux trous créés par le dégel (on appelait cela des ventres de bœuf quand nous étions jeunes).

À Fort-Simpson, nous campons au camping Territorial de Fort-Simpson, situé à quelques minutes du village. Il y a un grand rassemblement amérindien pour la fête du Canada, ils ont monté leurs campements sur le bord du lac et le camping est en face, il y a également plusieurs amérindiens sur le camping et ça voyage toute la nuit, mais ils sont respectueux et nous ne sommes pas dérangés.

Comme il n’y a aucun service sur le camping, nous allons au centre touristique pour connaître l’emplacement de la station de vidange et l’endroit où nous pouvons trouver de l’eau potable, car nous n’avons pas rempli notre réserve d’eau depuis 4 jours. 

Sur place, nous rencontrons une Québécoise Louise Larivière qui fait un reportage sur la forêt boréale et dont l’avion est en panne, elle nous demande si nous pouvons la laisser à Fort-Nelson en Colombie-Britannique, elle devrait pouvoir prendre un autre avion pour retourner à Montréal.  Nous la prendrons le lendemain vers 8 h 00 à la station d’essence.  Nous localisons à pied la station de vidange et pour l’eau, nous devrons nous en passer, car il faudrait attendre à 9 h 00, au centre touristique pour faire le plein. (331 Km) (cum. 7749 Km)

2007-06-29

Le matin, nous effectuons la vidange, nous mettons de l’essence et récupérons notre passagère.Sur le traversier, un camionneur francophone me dit qu’il faudra être très prudent sur la route 77 qui part de la frontière jusqu’à la jonction de l’Alaska Highway, car il n’y a pas d’accotement  et la route est étroite. 

En route, nous croisons un bison sur la route, notre reporter prend de nombreuses photos.  Il pleut et la route de gravelle est pitoyable, nous roulons dans la vase et il y a de nombreux trous sur la route.  Curieusement, le motorisé se comporte mieux que je ne l’aurais imaginé. 250 Km plus loin, nous voilà à  la frontière et enfin l’asphalte…  C’est vrai qu’il n’y a pas d’accotement  et pas de ligne, non plus, c’est très difficile de s’enligner, d’autant plus que l’asphalte et la gravelle sont de la même couleur…

Nous arrivons à Fort-Nelson en fin d’après-midi, nous laissons notre passagère à l’aéroport, nous faisons l’épicerie et nous campons au Westend Campground pour 3 jours et 3 jours de pluie, nous pouvons quand même visiter un musée.  En stationnant le motorisé, je recule sur un petit arbre, venu de nulle part, que je ne vois pas dans mes rétroviseurs et comme la caméra de recul est couverte de boue, elle n'est d’aucun secours… C’est le guidon de mon Marinoni qui écope, il faudra redresser une poignée. (528 Km) (cum. 8277 Km)

2007-07-02

En quittant Fort-Nelson, nous arrivons sur les lieux d’un accident, une auto a capoté dans le champ, nous devons attendre ½ heure que l’ambulance et les véhicules d’urgence quittent les lieux.  Il y a une longue filée de voitures, motorisés et camions-citernes.  Nous traversons les rocheuses du Nord et nous sommes retardés par les camions qui peinent à escalader les montagnes, avec le résultat que la température du moteur commence à monter, à vingt Km/h, ce n’est pas bon pour les moteurs.  Finalement, vers 12 h 30, nous arrêtons dans un parking, à flan de montagne, pour dîner et laisser passer le flot de camions.

En route, nous croisons un caribou, un ours noir et plusieurs lièvres et quelques hordes de bisons.

Nous arrivons à Liard Hot Springs, au milieu de l’après-midi, ça coûte 10, 00 $ pour se baigner dans la source sulfureuse et 17, 00 $ pour camper dans le parc provincial et profiter de la source chaude, nous décidons de camper, c’est un très beau parc, sans service.

Après le souper, nous allons dans la première source, l’eau se tient entre 106 et 126 degrés fahrenheit, nous passons un bon moment, nous rencontrons un jeune couple Québécois qui donne des cours d’immersion en français, cette option est tellement populaire qu’il y a des postes permanents présentement ouverts.  Quand nous sortons de la piscine, Denise ne se sent pas bien, elle doit se reposer sur un banc et finalement, ça ressemble davantage à une indigestion.  Nous serons plus prudents à l’avenir. Le lendemain nous allons à la deuxième source, elle a 9’ de profondeur et elle est moins chaude, c’est un vrai bonheur de nager pendant une quinzaine de minutes. (314 Km) (cum. 8591 Km)

2007-07-03

Aujourd’hui, nous traverserons au Yukon, nous voulons nous rendre à Watson Lake, célèbre pour son fameux «Signpost Forest». C’est à cet endroit qu’en 1942, un soldat travaillant à la construction de l ‘Alaska Highway, indique sur une pancarte, l’endroit d’où il vient et la distance le séparant de son domicile.  Et voilà! La mode était lancée et depuis ce temps, plus de 50000 affiches sont apposées sur des poteaux (plaques d’auto, enseignes de municipalité, etc.). Jeudi, nous laisserons une trace de notre passage. (212 Km) (cum. 8803 Km)

2007-07-04

Jour de repos.  Nous visitons le Northern lights museum, consacré aux aurores boréales et à l’univers.  Par la suite, nous visitons «Signpost Forest» et demain, armé de mon escabeau de 5’ et de ma perceuse, nous allons installer un plat de plastique, avec à l’intérieur, nos noms et celui de la municipalité, ainsi que la date, le tout dessiné par Denise.

Nous visitons également le centre d’information touristique, situé sur le même terrain et nous visionnons une vidéo portant sur la construction de l’Alaska Highway en 1942, réalisé en un temps record de 9 mois.  Ceci faisait suite à l’attaque de Pearl Harbor par le Japon et les Etats-Unis voulaient empêcher une attaque par l’Alaska et sécurisé ce territoire acquis de l’URSS.

suite...